Nouveauté de 10/18, j'ai lu le livre Crépuscule irlandais cette semaine, trouvé dans ma bibliothèque de quartier.

Fiche d'identité: Edna O'Brien, Crépuscule irlandais, Sabine Wespieser Editeurs, 2010, 432 pages, 23 euros. Réédité chez 10/18 crépuscule irlandaispour 8 euros 10 avec une très belle couverture que je vous ai mis ici.

L'histoire: Dilly est mourante... Alors qu'elle vit ses derniers jours à l'hôpital et attend désespérément sa fille, elle se remémore sa jeunesse puis la vie de sa fille. On suit donc d'abord son histoire: jeune irlandaise qui part tenter sa chance au début du XXème siècle aux Etats-Unis. Puis l'histoire de sa fille Eleanora, parti au Royaume-Uni, passionnée de littérature, qui vit d'une façon que sa mère désapprouve.Toutes les deux vont vite voir la différence entre rêves et réalité.

Mon avis: une lecture agréable quoique un peu longue en milieu de parcours.

Il faut tout d'abord précisé ce livre est un peu dépressif, c'est franchement pas une histoire gaie sur les relations mère/fille mais aussi sur la vie de chacune qui est, il faut le dire, ruinée par les Hommes...

Il se divise en plusieurs parties. J'ai beaucoup aimé la première partie sur la tentative de Dilly aux Etats-Unis. Cette partie fait très roman social/historique entre la traversée, son travail, les discussions sur l'indépendance de l'Irlande... J'ai moins aimé la partie sur la vie maritale de sa fille qui est un peu longue même si j'ai trouvé le personnage d'Eleanora très attachant: elle vit dans ses livres et veut qu'ils deviennent réalité, ce qui la plonge en dépression puis la pousse dans une vie de débauche. Enfin, les retrouvailles entre mère et fille sont très bien faîtes, avec la description de leur relation, notamment aux travers de lettres.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, qui alterne les registres selon qu'elle écrit du point de vue de l'une ou de l'autre. Elle fait également de très bonnes descriptions, ni trop longues ni trop courtes et le passage de la traversée en bateau m'a emporté au milieu de l'Atlantique. Par contre dès le début, Dilly fait référence à un tas de personnages qu'on ne connaîtra qu'au fur et à mesure du livre et çà, çà a le défaut de nous perdre un peu dans les premières pages.

Bref, une lecture assez sympathique, même s'il faut parfois s'accrocher. Je lirais avec plaisir un autre livre de cet auteur.

Maia