Quand on lit un livre pour un prix alors qu'à la base on ne voulait pas du tout le lire, voilà ce que çà donne... Il faut dire que depuis le lancement de La voix des blogueurs, j'ai peu avancé dans mes lectures!!

mafia

 

Fiche d'identité: Gabrielle Zevin, La mafia du chocolat (tome 1), Albin Michel, 2012, 390 pages, 16 euros.

L'Histoire: A l'époque d'Anya, le chocolat (comme le café et d'autres choses) est devenu illégal. Son défunt père, était le chef d'une entreprise en vendant dans les pays où c'est encore autorisé, mais surtout à la tête de la mafia qui en fait circuler illégalement. Elle ne se préoccupe plus de tout çà depuis sa mort, et gère comme elle peut sa famille: sa petite soeur, son grand frère qui suite à un accident, est attardé mentalement parlant, sa grand-mère qui est sur le point de mourir, tout en vivant sa vie de lycéenne. Mais les problèmes de La Famille vont bientôt la rattraper.

Mon avis: une lecture agréable mais sans plus.

Forcément, quand on lit un livre à reculons... on ne peut arriver à un coup de coeur ^^ Pourquoi je ne voulais pas le lire: d'abord j'ai un mauvais apriori sur la collection wiz qui me correspond peu et qui, pour moi, ne livre pas de chef d'oeuvre littéraire, ensuite parce que la couverture et le titre ne m'inspirait absolument pas! Je trouvais çà futile d'associer mafia/chocolat/et un coeur.

Finalement, l'histoire et l'univers m'ont embarqué pour des heures somme tout très sympathiques. L'idée de prohiber le chocolat et d'autres plaisirs addictifs semblent en effet totalement absurdes mais finalement assez drôle quand on y repense. On tranpose grâce à ce sujet léger le monde de la mafia, et on y retrouve des clichés de cet univers. De là à dire que le public cible de ce livre, je dirais les collégiens, ne serait pas apprécier un livre sur la mafia plus sérieux... Je ne sais pas mais c'est un risque pour moi de décridibiliser ce problème encore sérieux dans certains pays. En tous cas, c'est un moyen de le transposer dans le monde de ce public cible. Anya va se retrouver confrontrer à ses responsabilités vis à vis de sa famille et du... père de son amoureux qui n'est autre que le procureur de la ville.

J'ai aimé d'autant plus que cette histoire s'appuie sur des personnages creusés, avec un passé, des motivations, des attentes sur l'avenir. On a beaucoup de tendresse pour Anya qui est totalement perdue dans ce qu'elle doit faire, comme pour son frère qui essaie d'assumer ses responsabilités alors qu'il sait qu'il n'en a pas les capacités.

L'écriture m'a laissé indifférente mais elle n'en est pas pour autant mauvaise. Elle est au contraire juste et correspond bien à l'univers qui a voulu être développé ici. L'auteur va droit au but dans ses phrases, elle est claire et précise car Anya est avant tout très pragmatique, même quand elle flanche! Point qui me laisse pantoise: pourquoi certains auteurs affectionnent de nous résumer le chapitre dans le titre de ce dernier? Personnellement, çà me gâche la lecture et j'arrête très vite de les lire...

Lirais-je la suite? Sans doute, mais sans me précipiter dessus (elle est d'ailleurs déjà disponible), et en prêt comme celui-ci.

Bref, un univers et des personnages intéressants pour ce livre à conseiller à vos collégiens.

Maia

 

En compétition pour La Voix des blogueurs:

prix2

Note: 13.5/20

 

3.5/5 écriture

3.5/5 histoire

2.5/5 plaisir de lecture

3.5/4 personnages

0.5/1 couverture