Je vous livre aujourd'hui mon billet sur un livre de la Collection R qui est loin de faire l'unanimité si j'ai bien compris. J'irais d'ailleurs voir après avoir écrit la mienne vos billets.

kaleb

 

Fiche d'identité: Myra Eljundir, Kaleb, Robert Laffond, 2012, 431 pages, 18 euros. Il s'agit du premier tome d'une trilogie.

L'histoire: Kaleb, 19 ans, se rend compte que certaines des émotions qu'il éprouve ne sont pas les siennes... Mais aussi qu'il peut agir sur celles des autres. Ce pouvoir, ce don, est peut-être aussi une malédiction... pour lui ou pour les autres...

Mon avis: une lecture agréablement et bizarrement surprenante.

Kaleb me faisait envie depuis sa sortie. Et je pense comprendre pourquoi ce roman a un peu dérangé...

Ce livre se lit franchement très rapidement. L'écriture est simple et fluide, parfois très froide ce qui est très adapté à l'univers et au personnage de Kaleb.

Kaleb, au coeur de cette histoire, ne peut à mon avis pas être qualifié d'empathe car il arrive à jouer avec les émotions des gens, mais également s'en nourrit, s'en sert, mais parfois en perd le contrôle. Le problème avec ce personnage est là: jusqu'à la fin on ne peut pas dire si c'est un gentil ou un méchant. Kaleb fait vraiment des choses horribles et c'est sans doute çà qui a dérangé beaucoup de lecteurs non? Pour une fois nous avons un personnage principal qui est très sombre. On a envie de croire qu'il est gentil, et j'y crois toujours, alors que tous les indices nous poussent dans le sens inverse. Moi çà me plaît bien finalement. Ce personnage est entouré de mystères.

Je ne peux vous parler des autres personnages sans vous révéler l'intrigue du livre, juste vous dire que je les ai bien aimé. De même pour eux, on rentre dans une grande conspiration qui nous fait douter des gentils et méchants. Et surtout, l'auteur ne nous révèle qu'au fur et à mesure l'identité de certains des personnages, leur importance, leurs liens, ce qui promet de belle surprise, et de belle devinette aussi! (J'avais bon sur un personnage, j'ai été surprise par d'autres...) C'est très plaisant et grisant.

Si la quatrième de couverture ne nous apprend par grand  chose sur l'histoire, à part que cet empathe va vraiment faire mal, Myra Eljundir a construit une intrigue basée sur un fait divers mondial contemporain qui aurait eut des répercussions paranormales sur la société. C'est toujours plaisant d'avoir un roman que l'on peut situer dans notre espace temps, dans notre année même. Kaleb pourrait être votre voisin d'en face. Même si ce n'est pas pour moi l'idée du siècle et un de mes univers littéraire préféré, je me suis laissée embarquer. La conspiration au coeur de l'intrigue est construite tout de même sur le temps long et les passages concernants le passé m'ont bien embalé, je les ai dévoré.

Bref, je lirais la suite avec plaisir, mais pas non plus avec l'empressement que j'ai pour d'autres livres. On est tout de même à deux doigts du coup de coeur avec Kaleb, dont la suite sort aujourd'hui (28 février).

Maia