Un grand classique, çà faisait longtemps! Pour le club de lecture auquel je participe dans ma ville, le livre à lire ce mois-ci était le roman épistolaire Les liaisons dangereuses de Laclos, écrit en 1782. Je vous rappelle avant ma chronique que la catégorie grands classiques  est un peu particulière. Pas de critique aussi aboutie que pour les autres livres parce que d'une part je n'oserais jamais et d'autre part le but est surtout de vous faire découvrir le livre.

J'ai lu ce livre via l'édition folio classique et ce que je n'ai pas trop aimé c'est que toutes lles_liaisons_dangereuses_mes notes se trouvent en fin d'ouvrage ce qui diminue le confort de lecture.

L'histoire: La marquise de Merteuil et le marquis de Valmont sont deux grands libertins. Lui ouvertement, elle s'en cache pour préserver son image au sein de la société. Le roman s'articule autour de leurs lettres qui nous dévoilent leur projet respectif: elle se venger d'un homme en enlevant sa chasteté à sa promise, Cécile de Volanges, lui faire craquer une des femmes les plus chastes, la présidente de Tourvel. On retrouve au travers des différentes correspondantes entre eux mais aussi entre les personnes qui touchent leur univers, leurs aventures et les conséquences de leurs actes.

Mon avis: j'ai adoré ce roman et j'espère vous donner envie de lire ce grand classique. Laclos délivre ici un roman à mon sens historique en présentant la société de son temps sans le voile de la bienséance et du paraître. D'ailleurs, il renforce ce côté historique en expliquant par notes et par prologue que ces lettres sont vraies. J'ai aimé la diversité des personnages, de la jeune fille sortant du couvant et aspirant à l'amour qu'est Cécile à la manipulatrice qu'est Madame de Merteuil, du jeune amoureux à celui qui ne veut pas admettre être amoureux, de la mère qui doute à la tante qui reste inflexible. Deux lettres valent à mon sens le détour et sont particulièrement marquantes: celle où la marquise explique comment elle est devenue ce qu'elle est et celle où la mère de Cécile doute du bien fondé d'un mariage de convenance.

Le plus pour ceux qu'un grand et gros classique tel que celui-ci effraie, c'est que la forme roman épistolaire permet une lecture hachée si on le désire (je ne lisais parfois qu'une lettre) mais la rende dynamique car on passe de l'une à l'autre rapidement. Quand au style, si certaines figures de style peuvent paraître lourdes, la lecture est plus aisée que je ne l'aurais cru et est accessible.

Maia

 

Ce livre rentre dans le challenge la littérature fait son cinéma, que vous pouvez retrouver ici. Personnellement, je n'ai vu que l'adaptation pour ados sortie à mon époque avec Sarah Michelle Gellar ^^

Challenge La Littérature fait son cinéma 2012